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La TV reste le média le plus rentable du mix

La TV reste le média le plus rentable du mix

Le résultat central de #ROITV6 est sans ambiguïté : chaque euro investi en TV et en streaming génère un ROI total de 6,1 €, combinant l’impact à court terme (les quatre premiers mois suivant la campagne) et les effets à long terme mesurés sur 24 mois. Ce chiffre est supérieur de 30% à la moyenne des autres médias du mix, qui s’établit à 4,7 €.

Au-delà du ROI, c’est la contribution aux ventes qui illustre le mieux le poids du média : TV et streaming représentent 41% des ventes additionnelles directement générées par les campagnes publicitaires des annonceurs, alors qu’ils ne concentrent que 35% des investissements médias. Autrement dit, le média surperforme son poids budgétaire.

Cette efficacité s’explique en partie par un seuil de saturation nettement plus élevé que celui des autres leviers. Là où la vidéo en ligne ou les réseaux sociaux arrivent rapidement à saturation, la TV/streaming maintient un ROI marginal positif sur une plage d’investissement bien plus large – environ trois fois plus longtemps selon Ekimetrics. Le ROI marginal, l’un des deux nouveaux indicateurs introduits par cette édition, mesure précisément le retour généré par chaque euro supplémentaire investi, et permet d’identifier les zones optimales d’allocation budgétaire avant d’atteindre le point de saturation.

Deux indicateurs innovants pour piloter plus finement les investissements

ROITV6 franchit un cap méthodologique en introduisant deux KPIs originaux, conçus pour donner aux annonceurs et agences une vision plus complète de l’efficacité média. Le ROI marginal modélise la courbe de rendement de chaque euro investi en fonction du niveau de pression publicitaire. Il permet de repérer le seuil au-delà duquel un investissement supplémentaire cesse d’être rentable, et de comparer objectivement les différents leviers du mix. La TV linéaire se distingue par une courbe de saturation particulièrement aplatie : il est possible d’y investir significativement tout en conservant un ROI marginal positif, ce que ne permettent pas la plupart des autres canaux.

Le Return on Equity (ROE) est un indicateur encore plus inédit : il mesure l’impact d’un média sur la construction de l’image de marque – notoriété, considération, top of mind -, et traduit cet impact en contribution à la baseline, c’est-à-dire aux ventes naturelles que génère une marque indépendamment de toute campagne publicitaire. En moyenne, sur l’ensemble des secteurs étudiés, la TV/streaming contribue à 53% de la construction du capital de marque et génère un ROE de 0,9 € par euro investi, venant s’ajouter au ROI total de 6,1 €. Aucun autre média n’approche ce niveau : seul le social media dépasse les 10% de contribution, pour un ROE inférieur à 0,8.

Ce résultat rappelle une réalité souvent sous-estimée : couper les budgets TV en période de crise érode progressivement la baseline de la marque, avec des effets qui se font sentir bien au-delà de la période d’arbitrage.

Un effet multiplicateur sur l’ensemble du mix

L’un des atouts structurels de la TV/streaming est sa capacité à renforcer l’efficacité des autres leviers lorsqu’ils sont activés simultanément. En moyenne, les performances des autres médias du mix augmentent de +14% lorsque la TV/streaming est diffusée en parallèle. L’effet est particulièrement marqué sur le search (+18,9%), la radio (+16,4%) et la vidéo en ligne (+14%).

Inversement, ces leviers améliorent eux aussi les performances des campagnes TV, contribuant à optimiser encore davantage le ROI global du plan média.

Cette édition documente également pour la première fois l’impact du format parrainage, qui génère un ROI moyen supérieur de 10% à celui des campagnes TV linéaires classiques, grâce notamment à un coût unitaire plus faible et à un environnement contextuel favorable.

Analyses sectorielles : des enseignements opérationnels

L’étude #ROITV6 dresse le portrait d’un média qui résiste à la fragmentation non pas en dépit de sa maturité, mais grâce à ses caractéristiques fondamentales : puissance de reach, environnement premium, faible saturation et effets durables sur l’image. À l’heure où chaque euro de budget publicitaire doit être justifié, les données d’Ekimetrics offrent des repères robustes et comparables pour orienter les décisions d’investissement.

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