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Seen from Space : Le baro de l’audio, faits vs histoires

Seen from Space : Le baro de l’audio, faits vs histoires

Disponibles depuis peu, les données CIM AudioTime 2026 (données recueillies à l’automne 2025) constituent désormais la cinquième livraison d’une étude qui a permis de mettre en carte les comportements audio des Belges dans un cadre large, dépassant celui de la radio. 

Cinquième livraison, donc possibilité d’analyser les données avec une certaine historicité. C’est l’objet de nos graphiques : sur les cinq années disponibles, nous avons retracé la pénétration des différents “audiotypes” présents dans l’étude. Pénétration qui prend en compte toutes les fréquences d’utilisation, grandes ou petites, et tous les modes de réception.

Malgré tout ce qui se dit ou se commente, la radio en mode FM reste encore à ce jour le type audio le plus répandu, même s’il est logiquement en perte de vitesse. Celle-ci devrait normalement profiter au DAB, mode de réception plus moderne dont la croissance n’est néanmoins pas explosive selon le prisme AudioTIme.

Notons à cet égard que la Norvège, qui avait été dès 2017 le pays occidental le plus fermement engagé sur la voie du DAB, connaîtrait une “renaissance de l’écoute FM” qui reprendrait la tête des modes de réception. Par ailleurs, la Suisse abandonnerait le “tout DAB” et les radios publiques prépareraient le retour de leurs programmes sur la FM, qu’elles avaient abandonnée fin 2024. Bref, la “vieille” technologie de diffusion fait de la résistance. Et pas uniquement chez nous.

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Quelle qu’en soit le mode de réception, la radio écoutée en live reste le mode dominant dans l’univers audio: en net, selon les données 2026, l’écoute radio concerne 82% des néerlandophones entre 12 et 74 ans et 75% de leurs voisins du Sud. Des valeurs certes en baisse (on vient de respectivement 85 et 81% en 2021), mais toujours imposantes.

Le streaming audio constitue la deuxième force aussi bien au nord qu’au sud, où il connaît une croissance lente mais régulière. Selon les déclarations des répondants AudioTime, une grosse majorité de l’écoute en streaming audio est le fait d’auditeurs payants : nous avons déjà montré que, pour la publicité, le streaming audio n’était pas un eldorado, justement à cause des fortes proportions de consommateurs en “premium”, sans pub donc.

Si les deux audiotypes les plus importants – radio FM et streaming audio – sont les mêmes, indépendamment de la langue du répondant, il y a par la suite du classement des différences qui reposent précisément sur l’aspect linguistique. Ainsi, le classement des types audio les plus populaires met le DAB en troisième position, suivi par la musique consommée via plateforme vidéo (façon YouTube), soit l’exact contraire de ce qu’on rencontre côté Sud. Et on peut continuer dans ce registre…

Quant aux évolutions qu’on remarque, elles tiennent souvent plus du glissement plus ou moins rapide ou cohérent que de brutales révolutions. AudioTime est devenu un baromètre, une source précieuse qui permet de relativiser certaines histoires, comme celle d’un effondrement de l’écoute radio.

Source : Space
Auteur : Bernard Cools
E-mail : [email protected]
Téléphone : 02-6635733
Rédaction : MM.

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