|

Seen from Space : SVOD en Belgique

Seen from Space : SVOD en Belgique

Selon le dernier Consumer Trends Report du consultant Deloitte, en novembre 2025, moment où l’étude a été réalisée, 61% des Belges de 18 à 75 ans disaient avoir accès à une offre vidéo payante. Cette proportion est assez proche des 59% rapportés par le Digimeter pour la seule Flandre, avec un terrain d’étude effectué à l’automne dernier.

SVOD in België: content maar niet tot eender welke prijs

Revenant à Deloitte, les services les plus souvent cités sont Netflix (43%), suivi par Amazon Prime (17%) et Disney+ (16%).

On parle donc ici de services payants, mais pour quel niveau de souscription ? 44% des individus concernés disent en avoir pour plus de 20 euros par mois, 25% paient entre 10 et 20 euros et 11% un maximum de 10 euros. Deloitte pointe même un belle proportion (17%) d’aficionados dont la facture mensuelle dépasse même 40 euros.

En évolutif, les budgets consacrés à la vidéo payante ont sensiblement gonflé : en 2020, seuls 6% des individus concernés disaient payer 20 euros ou plus, et ils sont donc 44% en 2025. Par ailleurs, la proportion de ceux qui paient entre 10 et 20 euros n’était que de 19% en 2020, contre 25% fin de l’année dernière.

L’étude Deloitte propose aussi une série d’améliorations de l’expérience utilisateur. Et ici les souhaits relatifs aux contenus concurrencent une proposition relative à l’absence de pub, qui l’emporte, mais de peu, dans l’ordre des souhaits. Ceci étant, les suppléments qui seraient éventuellement consentis pour ces offres “extra” sont limités : une majorité de ceux qui disent les souhaiter ne sont pas prêts à y consacrer plus de 5 euros par mois. Et l’option “haute” est finalement aussi relativement limitée : “plus de 5 euros” bien sûr, mais on comprend bien qu’il ne s’agit probablement d’y mettre beaucoup plus que ces 5 euros…

Segmentée par générations, l’enquête Deloitte révèle sans surprise que les plus enthousiastes pour le streaming et pour ses ajouts payants se recrutent parmi les plus jeunes répondants (Gen Z et Millenials). Sans en donner les détails, le consultant relève que les différences en termes de propension à payer sont limitées entre francophones et néerlandophones, même si ces derniers tendent à n’accepter que la fourchette basse des suppléments.

Sur le plan des motivations à s’abonner, une étude européenne plus ancienne (été 2024, publiée en septembre 2025) listait une petite série de propositions “pour s’abonner à un nouveau service de streaming vidéo”. En faisant la balance (proportion de répondants qui considèrent le critère comme  “le plus important” moins ceux qui le voient comme “le moins important”), c’est l’offre de contenu qui tient la corde, suivie par un facteur prix et par l’intégration dans le bundle existant.

En bref, “content is king” mais “price is queen”.

Source : Space
Auteur : Bernard Cools
E-mail : [email protected]
Téléphone : 02-6635733
Rédaction : MM.

La newsletter

Toute l'actualité des médias et de la publicité chaque jour

S'inscrire gratuitement
Newsletter
Adwanted Inscription