JEP – Rapport annuel 2025 : les plaintes relatives à la responsabilité sociale et à la publicité pour l’alcool dominent les dossiers
Le rapport annuel 2025 du JEP (Jury d’Éthique Publicitaire) démontre que le système d’autorégulation fonctionne de manière efficiente et offre une sécurité juridique rapide tant aux consommateurs qu’aux annonceurs. Les décisions de modification ou d’arrêt ont été respectées par tous les annonceurs concernés.
L’an dernier, le JEP a traité 116 dossiers de plainte formels, correspondant à 139 plaintes distinctes. La responsabilité sociale (36%) et la publicité pour les boissons alcoolisées (28%) ont constitué les principaux motifs d’examen.
Après l’augmentation exceptionnelle enregistrée en 2024 – à la suite d’une campagne menée par le JEP afin d’accroître sa notoriété auprès du public – le nombre de dossiers est revenu en 2025 à un niveau inférieur. Les délais de traitement sont restés courts : de tous les dossiers de plaintes traités, 88% ont été clôturés dans un délai d’un mois, dont presque la moitié dans un délai de deux semaines. Dans 42% des dossiers, le JEP a demandé la modification ou l’arrêt de la publicité concernée.
La responsabilité sociale demeure le principal critère d’évaluation
La responsabilité sociale concerne 36% des dossiers traités et est restée le principal critère d’appréciation. Les plaintes portaient notamment sur des questions de discrimination, de dénigrement et d’impact sociétal des messages publicitaires.
Par ailleurs, l’application des codes sectoriels a joué un rôle de plus en plus important dans l’évaluation des communications publicitaires. La Convention en matière de publicité et de commercialisation des boissons contenant de l’alcool et le Code de publicité pour les denrées alimentaires ont notamment été renforcés par des règles plus strictes, lesquelles se sont révélées déterminantes dans plusieurs dossiers.
La publicité pour l’alcool représente 28% des dossiers
La publicité pour les boissons alcoolisées a fait l’objet de 32 dossiers, soit 28% du total. L’application de la Convention Alcool – notamment en ce qui concerne la publicité à proximité des établissements scolaires et la mention correcte du slogan éducatif obligatoire – reste un point d’attention important dans le traitement des plaintes.
Médias numériques et télévision les plus concernés
S’agissant des médias concernés, les communications marketing digitales (35%) et la télévision (23%) ont représenté conjointement la majorité des dossiers traités. Au sein des canaux numériques, les réseaux sociaux et les sites internet ont été les plus fréquemment visés par des plaintes.
Plus de la moitié des dossiers conformes, respect volontaire des décisions
Sur les 116 dossiers clôturés, 52,5% ont été clôturés sans remarques, la publicité ayant été jugée conforme aux dispositions légales et aux règles d’autorégulation applicables. Dans 42% des cas, le JEP a décidé la modification ou l’arrêt de la publicité. Dans 3,5% des dossiers, il a formulé un avis de réserve. Dans 1,7% des cas, le JEP s’est abstenu de se prononcer, conformément à son règlement, à savoir lorsqu’une affaire était déjà pendante devant une juridiction ou une autorité administrative.
Prévention
Outre les plaintes, le JEP a traité 23 demandes d’avis émanant du secteur. Treize dossiers ont donné lieu à une approbation, six à une approbation sous conditions et quatre à un avis négatif. Cette procédure d’avis remplit une fonction préventive au sein du cadre d’autorégulation.
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