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Steven Van de Rijt : « La presse périodique reste un acteur majeur du paysage médiatique »

Steven Van de Rijt : « La presse périodique reste un acteur majeur du paysage médiatique »
© WE MEDIA

Dans cette chronique, Steven Van de Rijt, vice-président de WE MEDIA, partage son point de vue sur les récentes évolutions de la presse écrite. Il aborde les défis liés à la distribution, aux politiques et à la technologie, tout en soulignant la résilience et la capacité d’adaptation du secteur.

La semaine dernière, on m’a demandé d’écrire une chronique sur les évolutions, les tendances et les changements observés ces derniers mois dans notre secteur.

Et, oh oui, il ne fallait pas que ce soit trop long… !

Je pourrais tout aussi bien commencer par les montagnes de nouveaux défis qui nous attendent que par la résilience dont notre secteur fait preuve depuis des années.

Mais abordons tout cela de manière chronologique.

Après avoir pu compter pendant des années sur un système de distribution très fiable, nos éditeurs sont confrontés à de nombreuses nouvelles contraintes et difficultés. En ce qui concerne la distribution des abonnements, il apparaît de plus en plus clairement que cette activité fait de moins en moins partie des priorités du gouvernement et de bpost. Les coûts de ce mode de distribution ne cessent d’augmenter, bien plus rapidement que n’importe quelle inflation, et l’avenir de cette activité chez bpost est plutôt incertain, maintenant que la direction a déclaré ouvertement que bpost souhaitait devenir principalement une « entreprise de colis ». Du côté des coûts pour nos éditeurs, le fait que toutes les formes de subventions à la presse écrite soient soumises à une forte pression, voire qu’elles aient déjà été supprimées, pèse également lourdement. Heureusement, notre association WE MEDIA entretient d’excellentes relations avec le responsable de la presse au sein de bpost, et nous menons actuellement une campagne auprès de toutes les autorités concernant les conséquences « catastrophiques » qu’aurait la non-prolongation du crédit d’impôt destiné à soutenir la presse magazine papier.

Du côté de la distribution des numéros à l’unité, la situation n’est pas plus claire : on s’interroge sur l’avenir du quasi-monopole AMP. Mais heureusement, il existe des alternatives dans ce domaine, et là aussi, WE MEDIA entretient de bons contacts avec Tondeur Diffusion, PPP, BD, et bien sûr AMP. Mais nous estimons très faible la probabilité que le paysage de la « distribution de numéros en vente libre » reste inchangé dans les années à venir.

Au sein de WE MEDIA, plusieurs groupes de travail sont actifs pour assister les quelque 130 membres face à toutes les évolutions du marché, notamment au niveau de la distribution, de la communication, de la recherche, des questions juridiques, des formations et du recrutement publicitaire. Les évolutions extrêmement rapides concernant l’utilisation ainsi que les limites de l’IA au sein de la presse périodique écrite sont régulièrement source de casse-tête au sein des rédactions. C’est pourquoi WE MEDIA s’emploie à rédiger une charte IA basée sur ce qui existe déjà, non seulement chez les éditeurs nationaux, mais aussi chez les éditeurs étrangers.

Depuis des décennies, la presse écrite est régulièrement déclarée morte ! Mais après chaque nouvelle évolution (technologique) susceptible d’avoir des répercussions négatives, après chaque période de changement des habitudes d’achat, et après chaque coup porté par les pouvoirs publics qui menaçait une fois de plus de saper la pluralité ô combien importante de la presse écrite, il s’est toujours avéré que les éditeurs sont restés réactifs, inventifs et efficaces. Nous continuons à miser sur ces qualités.

Source : WEMEDIA.be.

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